Les auteurs de ce numéro

Paolo Carta enseigne l’histoire de la pensée politique à l’Université de Trente. Il s’est occupé de la fortune de Machiavel au XXe siècle, de la politique ecclésiastique européenne au XVIe siècle et de la circulation des idées politiques entre France et Italie à la fin de la Renaissance.

Leonardo Casalino enseigne la langue et l’histoire italienne à l’Université de Lille III. Dottore di ricerca en histoire contemporaine à l’Université de Turin, il s’occupe de l’histoire de l’antifascisme, en particulier de Giustizia e Libertà et du Partito d’Azione. En 1996, il a dirigé chez Einaudi l’édition du recueil des Scritti Politici de Franco Venturi.

Lucie De Los Santos est agrégée d’italien et ancienne élève de l’ENS Fontenay/St-Cloud. Ses recherches portent sur l’historiographie et le républicanisme florentins aux XVe-XVIe s., dans la continuité de sa thèse de doctorat soutenue en juin 2002 (Iacopo Nardi [1476-1563] : Biographie politique et écritures républicaines). Elle a publié l’édition française des Considérations à propos des Discours de Machiavel sur la première décade de Tite-Live de Francesco Guicciardini (Paris, L’Harmattan, 1997).

Matteo Palumbo enseigne la littérature italienne à l’Université de Naples « Federico II ». Ses études, partagées entre culture de la Renaissance et roman des XIXe et XXe siècles, se sont orientées en priorité sur Svevo, Guicciardini et Foscolo. Il collabore à des revues italiennes et étrangères. Il fait partie du Comité de direction de la revue Critica letteraria et il est le vice-directeur de la collection Letterature chez l’éditeur Liguori de Naples. Ses publications récentes concernent l’historiographie florentine, Savonarole, le Tasse, Leopardi, Pirandello, Verga et le paradigme du roman moderne.

Diego Quaglioni est professeur à l’Université de Trente, où il enseigne l’histoire de la pensée juridique moderne, et où est président de la Faculté de Droit. Il étudie la pensée politique des juristes du Moyen Âge et du début de l’époque moderne. Il a publié Politica e diritto nel Trecento italiano (Firenze, Olschki, 1983), Civilis Sapientia (Rimini, Maggioli, 1989), I limiti della sovranità (Padova, Cedam, 1992). Avec Margherita Isnardi Parente, il a préparé l’édition italienne de la République de Bodin (Torino, Utet, 1988-1997). Il a introduit et préparé l’édition posthume du volume de Luigi Firpo, Il processo di Giordano Bruno (Roma, Salerno Editore, 1993). Avec Silvana Seidel Menchi, il a récemment publié Coniugi nemici. La separazione in Italia dal XII al XVIII secolo (Bologna, Il Mulino, 2000).

Christine Shaw est Senior Research Fellow au Centre d’études de la Renaissance de l’université de Warwick, au sein du groupe d’étude des élites de la Renaissance et des cultures de cour. Sa recherche porte sur la société politique de l’Italie de la Renaissance, en particulier sur les États de la papauté, Sienne et, plus récemment, Gênes, ainsi que sur les relations entre États. Parmi ses principales publications figurent Julius II : The Warrior Pope (1993), traduit en italien sous le titre de Giulio II (1996), The Politics of Exile in Renaissance Italy (2000), et L’ascesa al potere di Pandolfo Petrucci il Magnifico, Signore di Siena (1487-1498) (2001). Elle termine à l’heure actuelle un livre sur le gouvernement populaire et l’oligarchie dans l’Italie de la Renaissance et entend revenir par la suite à une étude comparative du rôle politique des barons romains et napolitains et des grands propriétaires terriens de Gênes.

Michaela Valente est attachée de recherche dans le département d’histoire moderne de la faculté de Sciences politiques de l’Université « La Sapienza » de Rome. Elle s’est occupée de Bodin démonologue et prépare actuellement une monographie sur Johann Wier. Elle a publié Bodin in Italia. La Démonomanie des sorciers e le vicende della sua traduzione (Firenze, 1999) ansi que différents essais sur l’inquisition.

Christian Zendri, ancien boursier de l’Istituto storico italo-germanico de Trente, prépare une thèse de doctorat en histoire du droit italien à la faculté de droit de l’Université de Milan sur Consuetudine e legge nella dottrina giuridica francese del tardo Cinquecento : l’opera di Pierre Grégoire (1540-1597). Il a publié entre autres « Decime e feudalità in Alta Valsugana fra XIII e XVII secolo » (Annali dell’Istituto storico italo-germanico in Trento, XXIV, 1998, p. 655-703) et « L’Umanesimo giuridico in Germania. Le usurae nella dottrina di Ulrich Zasius (1461-1535) » (ibid., XXV, 1999, p. 63-92).