Les auteurs de ce numéro


Olivier Bosc est conservateur à la Direction des collections de la Bibliothèque nationale de France et chercheur. Docteur en science politique, il a étudié sous l’angle de l’histoire des idées et de l’histoire sociale l’école italienne de criminologie et des auteurs comme Cesare Lombroso, Enrico Ferri ou Scipio Sighele, en centrant son propos sur le concept de foule criminelle entre XIXe et XXe siècles. Plus largement, il s’attache à l’histoire intellectuelle européenne entre science, art et politique ainsi qu’à ses liens avec la pensée criminologique italienne. Il est membre du comité de rédaction de la Revue Mil Neuf Cent (anciens Cahiers Georges Sorel) et dirige actuellement un Dictionnaire des nationalismes aux Éditions Ellipses.

Barbara Cassin est directrice de recherches au CNRS. Philosophe et philologue, elle est spécialiste de la Grèce ancienne. Ses recherches portent d’abord sur les rapports entre la philosophie, dès les débuts présocratiques de l’ontologie, et la sophistique, la rhétorique et la littérature. Elle a notamment publié à ce sujet : La Décision du sens (Vrin, 1989), L’Effet sophistique (Gallimard, 1995), Aristote et le logos. Contes de la phénoménologie ordinaire (PUF, 1997), et une traduction de Parménide, Sur la nature ou l’étant (Le Seuil, 1998). Elle a également travaillé sur les différentes stratégies d’usage de l’antiquité et sur le rapport entre démocratie et rhétorique et la pertinence des modèles grecs à l’époque contemporaine (cf. en particulier Nos Grecs et leurs modernes. Les stratégies contemporaines d’appropriation de l’Antiquité, Le Seuil, 1992). Elle est codirectrice de la collection « L’ordre philosophique » et d’une série de Points-essais bilingues.

Mariella Colin est professeur de langue, littérature et culture italiennes à l’Université de Caen et directrice de la Jeune Équipe Identités Représentations Échanges (France-Italie). Ses recherches portent sur la littérature et la culture de l’Italie aux XIXe et XXe siècles, en particulier la littérature pédagogique dans l’Italie du XIXe siècle, l’émigration-immigration italienne en Normandie et dans le monde, et la traduction et réception de la littérature italienne en France. Elle dirige la revue Transalpina (6 numéros parus) et la collection Les Cahiers de Transalpina (numéros 1 et 2 sous presse). Elle a publié L’Italie. Échecs et réussites d’une République, Paris, Minerve éditions, 1994 et récemment L’Afrique coloniale et post-coloniale dans la culture, la littérature et la société italiennes (en collaboration avec Enzo R. Laforgia), actes du colloque homonyme, Presses Universitaires de Caen, 2003.

Lucien Faggion est maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Provence (Aix-Marseille I). Auteur d’une thèse de doctorat intitulée Les Seigneurs du droit dans la République de Venise, publiée en 1998, il poursuit ses recherches sur la Sérénissime, en prêtant une attention particulière aux réseaux sociaux, politiques et professionnels (aristocratie, groupes émergents, notables, notaires, avocats) dans le monde rural du Dominio (province de Vicence) et dans la capitale (pouvoir central-pouvoir local, familles du patriciat, noblesses de la Terre Ferme, milieu de la judicature) aux XVIe et XVIIe siècles.

Alessandro Fontana, professeur à l’École Normale Supérieure des Lettres et Sciences Humaines de Lyon, est l’auteur de nombreux essais qu’il a en partie recueillis dans Il vizio occulto (1989) et La polizia dell’anima (1990). Il a collaboré avec François Furet (Livre et société au XVIIIe siècle, 1970) et Michel Foucault (Moi, Pierre Rivière, 1973). Il a participé à la Storia d’Italia Einaudi (La scena, 1972), à l’Enciclopedia Einaudi et à la Letteratura Italiana Einaudi (Piazza, corte, salotto e caffè, 1986). À l’occasion du bicentenaire de la chute de la République de Venise, il a dirigé l’ouvrage collectif Venise 1297-1797. La république des castors (Ens Éditions, 1997), ainsi que le recueil Venise et la Révolution Française (Éditions Laffont, 1997) ; actuellement il dirige avec François Ewald la publications des Cours de Michel Foucault au Collège de France (Gallimard - Le Seuil). Une nouvelle traduction des Discorsi de Machiavel, qu’il a réalisée en collaboration avec Xavier Tabet, est sous presse aux Éditions Gallimard.

Laura Fournier est A.T.E.R. à l’Université de Caen-Basse Normandie, agrégée d’italien et ancienne élève de l’ENS Fontenay/Saint-Cloud. Ses recherches portent sur l’expression du sentiment national italien aux XIXe et XXe siècles. Elle prépare une thèse de doctorat sur Giosuè Carducci et la construction de la nation italienne.

Orsetta Innocenti enseigne la littérature à la Scuola Normale Superiore de Pise. Ancienne élève de cette école, elle est docteur en Littérature comparée de l’Université de Rome 3. Elle collabore avec diverses maisons d’édition italiennes (Laterza, Mondadori, Utet) et étrangères (Cambridge Scholars’ Press) comme rédactrice et traductrice. Elle a écrit des essais sur Leopardi, Fenoglio, Giuseppe Antonio Borgese et les sœurs Brontë. Elle a publié La letteratura giovanile (Laterza, « Alfabeto letterario », 2000), ainsi que La biblioteca inglese di Fenoglio (2001). Elle bénéficie actuellement d’une allocation de recherche en littérature comparée à l’Université de Rome 3.

Enzo R. Laforgia mène ses recherches sur l’histoire et la culture littéraire italiennes aux XIXe et XXe siècles, en particulier sur les rapports entre culture et impérialisme. Il travaille actuellement à l’Istituto per la Storia dell’Italia Contemporanea e del Movimento di Liberazione, à Varese. Il collabore avec l’équipe « Identités, Représentations, Échanges » de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines de l’Université de Caen.

Laura Malvano est Professeur d’Histoire de l’Art à l’Université de Paris 8. Elle a publié l’essai Fascismo e politica dell’immagine, Torino, Bollati Boringhieri, 1988.

Fosca Mariani Zini est maître de conférences en philosophie à l’Université Charles de Gaulle-Lille 3. Spécialiste de la pensée humaniste, elle a édité Penser entre les lignes. Philologie et philosophie au Quattrocento (Presses universitaires du Septentrion, 2001).

Andrea Matucci enseigne la littérature italienne à la Faculté des Lettres et de Philosophie d’Arezzo, rattachée à l’Université de Sienne. Il a publié des essais et des monographies sur Machiavel, sur Dante, sur l’historiographie de la Renaissance, ainsi que sur le roman italien aux XIXe et XXe siècles.

Alain Pons a enseigné la philosophie politique à l’Université de Paris X-Nanterre. Il a d’une part travaillé sur la philosophie du XVIIIe siècle français (l’Encyclopédie, Voltaire, Condorcet, Montesquieu) et s’est d’autre part consacré à la pensée italienne, dont il a traduit plusieurs textes : Le Livre du Courtisan de Baldassar Castiglione (Flammarion, 1991), le Galatée de Giovanni Della Casa (Le Livre de Poche, 1991), les Ricordi de Francesco Guicciardini (IVREA, 1998). Il a aussi consacré de nombreuses études à Vico, dont il a traduit La vie de Giambattista Vico écrite par lui-même, les Lettres, La Méthode des études de notre temps (Grasset, 1981) et La Science nouvelle (Fayard, 2001).