Les auteurs de ce numéro


Stefano Andres est docteur en histoire du droit médiéval (université de Milan) avec une thèse sur Lo Stupro semplice nella letteratura consiliare di diritto comune (secc. xiv-xvii). Ses recherches portent essentiellement sur l’histoire du droit criminel dans le cadre du droit commun (ius commune). Il étudie aussi la mythologie et l’histoire de l’antiquité, en particulier le thème de l’imaginaire. Il a publié « Bestemmia : Schede per una prima ricognizione storica di una fattispecie di illecito » (Iuria Communia, 1999), Le Amazzoni nell’immaginario occidentale. Il mito e la storia attraverso la letteratura (Pise, Edizioni ETS, 2001), « Le Amazzoni tra mondo mediterraneo e mondo nordico (Settentrione, XIII, 2001), « Adamo di Brema e la terra feminarum. Suggestioni di un mito » (Classiconorroena, 2003).

Pérette-Cécile Buffaria est professeur de langue et littérature italienne à l’université de Poitiers. Ses travaux portent sur la question des genres en littérature, l’autobiographie et le bilinguisme du xviiie au xxe siècle. Elle a travaillé en particulier sur Alfieri, Foscolo, Manzoni, Ungaretti, Papini, ainsi que sur Dossi et la scapigliatura.

Paolo Carta est professeur à l’université de Trente où il enseigne l’histoire des doctrines politiques. Il a travaillé sur la fortune de Machiavel au xxe siècle, sur la politique ecclésiastique dans l’Europe du xvie siècle et sur la circulation des idées politiques entre France et Italie à la fin de la Renaissance. Il a publié Nunziature ed eresia nel Cinquecento e nel Seicento : nuovi documenti sul processo e la condanna di Francesco Pucci (Padoue, Cedam, 1999), Ricordi politici (Padoue, Cedam, 2003) et Il poeta e la polis (Padoue, Cedam, 2003)

Maurizio Cau est docteur en histoire (Université de Trente) avec une thèse (à paraître prochainement) sur la pensée politique et juridique de l’écrivain autrichien Karl Kraus. Il a aussi publié quelques études consacrées à la pensée politique de Walter Benjamin. Il a été boursier pendant une année au Max Planck Institut für europäische Rechtsgeschichte de Francfort avec un projet de recherche sur la théorie de la souveraineté chez Hermann Heller. Il a également participé à l’édition critique des écrits d’Alcide De Gasperi.

Stéphanie Lanfranchi est élève à l’École normale supérieure de Paris. Elle prépare un DEA en langue et littérature italiennes portant sur Giovanni Gentile, sa réforme scolaire et son influence sur les études littéraires italiennes dans l’Italie fasciste (université de Paris VIII).

Giuliano Marchetto enseigne l’histoire du droit à l’université de Trente. Docteur en histoire du droit italien (université de Milan) avec une thèse sur La Separazione dei coniugi nella dottrina canonistica classica (secc. xiii-xv), il a publié des articles sur l’institution matrimoniale dans la doctrine juridique médiévale, sur les rapports entre droit et théologie au Moyen Âge et à l’époque moderne, et sur l’interpretatio iuris chez les juristes du droit commun (ius commune).

Andrea Marchisello prépare une thèse de doctorat en histoire du droit médiéval et moderne consacrée à la procédure sommaire aux xive et xve siècles (université de Milan). Il est titulaire d’une allocation de recherches auprès de l’université de Vérone, pour un projet consacré au juriste du xve siècle Bartolomeo Cipolla. Il mène par ailleurs une recherche sur l’activité juridique – judiciaire et didactique – de Carlantonio Pilati (1733-1802). Il a publié plusieurs articles sur l’histoire du droit matrimonial postérieur au Concile de Trente et sur le délit d’adultère dans l’œuvre du juriste Prospero Farinacci (1544-1618).

Diego Quaglioni est professeur à l’université de Trente, où il enseigne l’histoire de la pensée juridique moderne. Il étudie la pensée politique des juristes du Moyen Âge et du début de l’époque moderne. Il a publié Politica e diritto nel Trecento italiano (Florence, Olschki, 1983), Civilis Sapientia (Rimini, Maggioli, 1989), I Limiti della sovranità (Padoue, Cedam, 1992). Avec Margherita Isnardi Parente, il a préparé l’édition italienne de la République de Bodin (Turin, Utet, 1988-1997). Il a introduit et préparé l’édition posthume du volume de Luigi Firpo, Il Processo di Giordano Bruno (Rome, Salerno Editore, 1993). Avec Silvana Seidel Menchi, il a publié Coniugi nemici. La separazione in Italia dal xii al xviii secolo (Bologne, Il Mulino, 2000) et Matrimoni in dubbio. Unioni controverse e nozze clandestine in Italia dal xiv al xviii secolo (Bologne, Il Mulino, 2001). Il a publié dernièrement À une déesse inconnue. La conception pré-moderne de la justice (Paris, Publications de la Sorbonne, 2003), La Sovranità (Rome-Bari, Laterza, 2004), ainsi que La Giustizia nel Medioevo e nella prima età moderna (Bologne, Il Mulino, 2004).

Luca Sartorello prépare une thèse de doctorat en philosophie politique et en histoire de la pensée politique à l’université de Padoue sur les fondements juridico-politiques de la souveraineté chez Machiavel.

Stefania Stoffella est docteur en histoire de la pensée politique européenne moderne et contemporaine (université de Pérouse). Boursière à l’École normale supérieure lettres et sciences humaines de Lyon, elle collabore actuellement avec la faculté de droit de l’université de Trente. Elle prépare la publication de sa thèse de doctorat intitulée Una teoria della libertà : il pensiero politico di Clemente Baroni (1726-1796), qui est consacrée en particulier à la circulation des idées de droit naturel moderne au xviiie siècle dans la pensée juridique et politique européenne. Elle collabore à la revue Il Pensiero politico et elle a publié : « Assolutismo e diritto naturale in Italia nel Settecento » (Annali dell’Istituto storico italo-germanico in Trento, XXVI, 2000), « Il diritto di resistenza nel Settecento italiano. Documenti per la storia della traduzione del De iure naturae et gentium di Pufendorf » (Laboratoire italien. Politique et société, 2, 2001).

Xavier Tabet est maître de conférences à l’université de Paris VIII. Ses travaux portent sur la pensée politique et la littérature italienne au xixe siècle. Il vient de publier (en collaboration avec Alessandro Fontana) chez Robert Laffont, dans la collection Bouquins (2 vol.), la nouvelle édition de l’Histoire de la république de Venise de Pierre Daru.

Charlotte Winckler est élève à l’École normale supérieure lettres et sciences humaines de Lyon. Elle prépare un DEA en langue et littérature italiennes portant sur l’utilisation de Dante par Bartolo da Sassoferrato (université de Paris VIII).