Laboratoire italien

Dans le prochain numÚro

Octobre 2005

 

L’épreuve de la nouveauté

Sous la direction de Marie Gaille-Nikodimov, Pierre Girard et Olivier Remaud

Avec les contributions de Riccardo Caporali, Filippo Del Lucchese, Marie Gaille-Nikodimov, Pierre Girard, Olivier Remaud, Elisa Romano, Xavier Tabet, Christian Zendri

 

L’épreuve du nouveau est indissolublement théorique et politique. On ne peut faire face à l’inédit ou du moins, à ce qui apparaît comme tel, tant que l’on n’a pu comprendre et définir celuli-ci. On ne peut en juger les effets, qualifier de manière positive ou négative le changement survenu qu’après être parvenu à le décrire et l’analyser.

L’expérience italienne met en évidence le fait que cette appréhension du nouveau repose sur sa mise en perspective avec le passé. Elle suscite donc la question de la relation entre tradition et nouveauté : la nouveauté ne devient pensable qu’une fois réinscrite dans un cadre de réflexion connu et maîtrisé. De la répétition à la rupture, la nouveauté désigne toujours un événement qui entretient un certain degré de distance avec le passé.

L’interrogation qui a suscité ce dossier ne porte pas tant sur le contenu des transformations politiques ou sur les raisons qui poussent une société politique à abandonner son ancienne constitution. Elle vise plutôt à découvrir les raisons qui conduisent à se rapprocher ou à s’éloigner, à la fois d’un point de vue théorique, politique et idéologique, des modèles anciens.